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On a testé pour vous … KROSMAGA !

À l’ère de Final Fantasy XIV, de Guild Wars II et de Légion, on pourrait se dire qu’arpenter les contrées colorées d’Ankama, des jeux Dofus et Wakfu, paraît un peu désuet mais il n’en est rien. Souvenez-vous de vos sessions d’XP au donjon blop et, pour les plus jeunes d’entre nous, des « full sasa Frigost » ! Oui, Dofus comme Wakfu sont des jeux qui ont bercé l’enfance de beaucoup de joueurs passionnés et ont permis à certains d’entre eux, comme moi, d’entrer dans l’univers du MMORPG. C’est avec cette petite touche nostalgique que j’ai pu découvrir en avant-première Krosmaga, le jeu de cartes en ligne de la licence Ankama. Les clés pour la bêta fermée, distribuées et réparties entre les joueurs, je vais maintenant vous conter mon parcours à travers ce nouveau jeu qui ne manque pas de me rappeler les mécaniques d’Hearthstone sur de nombreux points. Original ou réchauffé ? Voyons ce que ce Krosmaga a dans le ventre ! 

 

Ma première réaction en entrant dans Krosmaga fut « WHOA ! LE PLEIN ECRAN ! », ça paraît rien, comme ça, mais venant de cette entreprise, c’est une initiative assez formidable (même si du coup ça m’empêche de screen) ! Se voulant peu gourmand, Krosmaga est fluide et, comme toute production signée Ankama, très colorée. On sent parfaitement la touche cosmique, ou plutôt devrais-je dire Krozmique, qui se dégage de l’ambiance et on est pris très rapidement dans le jeu d’un tournoi tutoriel organisé par le Dieu Ecaflip en personne. La première chose que je me suis demandé en allumant le jeu fut « Le lore est-il respecté ? » car oui, Ankama, c’est une grosse histoire de RP ! Grâce aux nombreuses productions de l’entreprise (cartoons, films, jeux vidéos, romans …) Dofus et Wakfu se targuent d’une histoire ainsi que d’une chronologie à toute épreuve, et j’ai retrouvé dans Krosmaga un aspect que je n’avais jusque là pas vraiment eu l’occasion de découvrir : les relations entre les Dieux. Celles-ci, jusque là suggérées, sont assez exacerbées et pouvoir s’identifier en tant que joueur sur ces douze personnages est une bonne expérience lorsqu’on apprécie le travail de la boîte sur le développement de leur univers. Tout comme Hearthstone qui m’a donné envie de découvrir avec plus de profondeur le background des productions Blizzard, Krosmaga est susceptible d’agir de la même façon sur votre expérience de jeu.

 

C'est aussi épique que ça n'y parait.

C’est aussi épique que ça y parait.

 

 RÈGLES DU JEU ET GAMEPLAY : KROSMAGA L’HYBRIDE 

 

 Je m’attendais à un jeu difficile et il s’est avéré que celui-ci est en fait très facile. La prise en main est quasiment automatique, un seul combat avec l’IA m’a suffi à comprendre le fonctionnement du tableau ainsi que la résolution des cartes. Les différences avec Hearthstone sont assez frappantes, à commencer par une pile de défausse ainsi qu’un système de bannissement in-game des cartes (que l’on peut par exemple retrouver dans Yu-Gi-Oh!). Le point le plus marquant d’une partie de Krosmaga est son hybridation entre un boardgame et un jeu de cartes classique. En effet, le tableau de jeu est dépendant de la pose des cartes et inversement. Il n’y a pas de système de point de vie « in-héros » : pour s’emparer de la victoire, il faut réussir à amener son personnage, matérialisé par la carte posée en début de tour, jusqu’au dofus adverse et le détruire. L’œuf possède cinq points de vie et sa résistance dépend du coup porté mais aussi des bonus et malus infligés lors du tour. Il y a, présents de chaque côté du board, cinq reliques … trois vraies et deux fausses, indistinguables par l’adversaire ! Si un faux dofus est détruit, la ligne est annulée et le joueur doit recommencer sur celle-ci depuis le début mais si une vraie l’est, alors le joueur à l’origine de l’action gagnera un point. Le premier qui arrive à deux remporte la partie. Comme pour tous les jeux Ankama, Krosmaga n’échappe pas à la règle du « case par tour ». Ce système n’est pas sans rappeler le mythique Plants VS Zombies. Les personnages provenant des cartes se déplacent selon un ordre strict nommé le « PM » (point de mouvement). Par exemple un disciple ayant « 4 – 3/2/3 » sera lu selon cet ordre précis « 4 points d’action pour être placé sur le plateau > 3 points d’attaque > 2 points de mouvement > 3 points de vie. » De nombreux bonus sont présents sur la première case de chaque ligne du tableau : Réserve, qui donne +1PA bonus à utiliser quand on le souhaite ; Fléau, qui ajoute une carte « Fléau » dans sa main dont l’effet est de retirer un point de vie à n’importe quel dofus adverse pour 3PA ; Pioche, qui permet d’obtenir une pioche bonus. Tous ces effets sont cumulables et stratégiquement nécessaires pour remporter la partie. Par exemple utiliser deux fléaux sur un Dofus entamé pour l’arracher à son adversaire sans avoir besoin d’y emmener une créature peut s’avérer essentiel si celui-ci domine le tableau.

 Tous les disciples attaquent en même temps et s’infligent le nombre de points de dégâts qui sont indiqués sur leur carte, mais certains bonus comme l’initiative ou la charge permettent de tirer parti des faiblesses de l’adversaire pour survivre à un affrontement ou même esquiver un combat en inter-changeant de ligne au moment fatal. Tout comme dans Hearthstone, il existe la possibilité de procéder à un Mulligan, soit l’action de refuser sa main de départ pour en piocher une nouvelle. Chaque joueur commence avec 1PA et en gagne un par tour, ce qui signifie qu’une créature à 3PA ne pourra être posée qu’à partir du « Tour 3 ». Ce système dynamique a souvent fait ses preuves et convient parfaitement à un jeu hybride tel que Krosmaga, car le contrôle du terrain passe par une stratégie de base : « aurais-je assez d’actions dans mon tour pour avancer efficacement et consolider ma ligne de défense » ? Pour finir, il est important de savoir que toute invocation appartient à une « famille d’invocation ». Par exemple la carte « Chuck Maurice » appartient à la famille d’invocation « Iop » et pourra donc être jouée par ce Dieu, mais il existe aussi des familles neutres permettant d’agrémenter tout type de deck. La progression d’un tour de jeu s’effectue comme ceci : Nouveau point d’action et régénération des anciens > Pioche > Utilisation des points d’action lors de la pose de disciples, monstres, sorts … sur le terrain, les dofus, les Dieux … ! Cela dépense automatiquement les PA nécessaires et il est impossible de revenir en arrière après une résolution > Fin du tour (choisie ou automatique) > déplacement automatique des invocations (à noter un cooldown de 1 tour pour chaque créature posée) > résolution automatique de l’affrontement des créatures > la main passe à votre adversaire.  La composition d’un deck passe par le dieu que vous souhaitez incarner. Pour ce faire, chaque divin possède son starter deck, orienté sur un style de jeu ou un autre. Tandis que le Dieu Iop joue sur les attaques brutales et l’initiative, le Dieu Sadida aime faire pousser des arbres à partir de graines et s’en servir pour contrôler son terrain. On prêtera au jeu Cra des combos à distance et au Dieu Xelor du contrôle sur les actions possibles à faire en un tour de jeu pour augmenter son dynamisme.

 

 

Un tableau clair et un visuel convaincant. N'oublions pas qu'il s'agit d'une bêta!

Un tableau clair et un visuel convaincant. N’oublions pas qu’il s’agit d’une bêta!

 

CERTES PAY-TO-WIN, MAIS INTELLIGEMMENT FAIT 

Voici une règle qui n’échappera pas à un joueur invétéré des productions Ankama : que serait Dofus ou désormais Krosmaga sans sa dose de dépense ? Adeptes des abonnements, rafraîchissez votre Paypal, comme dirait l’autre ! Même s’il ne s’avère pas obligatoire de dépenser du véritable argent dans le jeu, l’agencement des paquets (divisés en bronze, argent et or) est disposé de telle sorte que la construction d’un deck de compétition passera forcément, à un moment ou un autre, par l’achat de boosters via la boutique en ligne Krosmaga. L’idée tient sur le fil d’un seul concept : « proposer divers types de boosters tout en assurant l’apparition d’une carte de rareté progressive selon le paquet obtenu. », ainsi on retrouve pour 60, 120 ou 300 kamas [notons que 200k équivaut à 1,99 euros] un paquet bronze assurant une rare, un paquet argent assurant une krozmique et un paquet or assurant une infinite. Pour débloquer de nouvelles classes (par exemple sacrieur ou sram), il vous faudra dépenser 300 kamas. Il semble obligatoire de passer par ce procédé pour augmenter votre éventail de jeu, mais les divers événements quotidiens et vos victoires peuvent vous permettre d’amasser lentement mais sûrement cette précieuse monnaie. Lorsque vous avez un surplus de cartes, vous pouvez les détruire pour obtenir des fragments, nécessaires au crafting des cartes neutres ou de classe qu’il vous manque pour construire vos stratégies. Le dilemme se pose ainsi : « suis-je prêt à investir du véritable argent pour créer une structure à toute épreuve ou est-ce que je préfère farmer pendant des heures pour obtenir des fragments et des kamas via les events journaliers ? »

 Je pense que chacun peut y trouver son compte, à partir du moment où l’on ne doit pas payer pour jouer mais que cette méthode agisse comme un service (un très bon service par ailleurs) et non pas comme un devoir. Rappelons qu’il est possible de farmer les arènes sur Hearthstone en payant avec de la vraie monnaie aussi ! Ankama comme Blizzard sont des entreprises, et si on aime vraiment le jeu et qu’on souhaite s’y investir à fond, je ne pense pas que payer pour cela soit si déraisonnable. Il ne s’agit bien entendu que de mon modeste avis et je ne blâmerai personne de considérer cette méthode comme mauvaise ou inappropriée.

 

 

Cette interface ne vous rappelle rien ?

Cette interface ne vous rappelle rien ?

 

EN CONCLUSION 

 Il ne faut pas oublier, je le répète, qu’il s’agit encore d’une bêta. Tous les Dieux ne sont pas sortis (mais au moins cela assure de futures extensions) et la qualité graphique ne pourra qu’aller en augmentant. Ankama est le genre d’entreprise qui fait vivre ses jeux et cherche toujours à les améliorer, alors je ne me fais aucun souci pour Krosmaga. Le gameplay est clair, efficace, sans réelle prise de tête, et bien que j’ai dénoté certains lags du fait des nombreuses animations (mais cela vient surtout de mon appareil), la fluidité générale est assez folle. Certaines options, comme « Tournoi » ou « Aventures » et « Classées » sont grisées, cela signifie que je n’y ai pas encore accès, mais je ne sais pas si c’est parce que je n’ai pas le niveau ou parce que cela n’est pas encore implanté, mais selon ce que les données nous offrent dans l’interface de gestion des decks, les aventures permettront d’obtenir de nombreuses cartes promotionnelles liées à celles-ci. Tout comme Hearthstone, les Aventures risquent d’être payantes mais promettront de longues heures de jeu et une bonne expérience. Je suis enthousiaste à l’idée de progresser sur ce petit jeu, ma foi fort sympathique, et espère vous y rencontrer!

Krosmaga est actuellement en bêta fermée via distribution de clé et devrait sortir pour le tout-public dans le courant de l’année 2017

One comment

  1. MaelShanti dit :

    Krosmaga est désormais passé en bêta ouverte, peut-être un petit EDIT s’impose-t-il ? 🙂
    Egalement, il n’est plus nécessaire de payer pour débloquer un Dieu. Je pense que tu devrais aussi le souligner, car ton résultat est l’un des premiers à apparaître sur Google (y’a pas encore grand chose sur Krosmaga).
    Bonne continuation et merci !

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